Marcher Sans Compter

Ascension du Mont Puke
A l’occasion de la visite de Laure, rare touriste, sur Futuna qui nous a contacté par le biais du blog, nous avons organisé l’ascension du mont Puke.
Eva, futunienne de souche, nous a servi de guide. Elle l’a fait un nombre incalculable de fois et pour ma première, je voulais un guide car le sentier n’est pas du tout balisé.
Nous voilà donc au départ. Les conditions sont idéales, il fait beau depuis plusieurs jours.
Le mont Puke n’est pas a proprement parlé de la haute montagne. Il culmine seulement à 524 m. Mais c’est le point le plus haut de Futuna.
Ayant atteint à la Réunion les différents points culminants de La Roche Ecrite, Le Volcan, Grand Bassin, Mafate en long en large et en travers, le Piton des Neiges à plus de 3000 mètres et j’en passe…
Le Mont Puke se devait d’être une ballade de santé.
Oui, mais c’était sans compter le dénivelé positif.
Du coup on passe vite aux environ des 800 mètres, le tout au départ de la mer, qui faut-il le rappeler, se trouve à 0 mètre d’altitude.
C’était aussi sans compter les hautes herbes qui part endroit atteignent les épaules, effet d’envahissement garanti.
C’était aussi sans compter la boue présente de bout en bout. Elle colle aux pieds et rend la progression un peu difficile. Le pied veut avancer, mais la chaussure veut rester.
To walk or not to walk ?
C’était sans compter le temps indiqué au départ que nous avons pulvérisé en record de lenteur : Six heures au lieu de quatre !
Donc une vraie petite randonnée !
On est au cœur d’une vraie forêt tropicale, touffue, envahissante et ruisselante d’humidité.
La couleur verte et toutes ses tonalités sont omniprésentes.
Les orchidées sauvages, très nombreuses sur le parcours, créent une piste florale colorée.
Des points de vue surprenants apparaissent qui nous font prendre conscience de la petitesse de l’île, mais aussi de son aspect montagneux si différente de sa sœur Wallis perlée d’îlots dont leur altitude n’excède parfois pas plus d’un mètre.
C’était sans compter le plaisir des yeux tout au long du parcours et la fatigue oubliée une fois le sommet atteint.
Bref, nous avons marché sans compter !

Le relief de l'île prend toute sa dimension au fur et à mesure de l'ascension.

On aperçoit la pointe de Vele à gauche et plus loin la pointe Matalesina et la pointe Ava'afi tout proche de la Grotte Ste Bernadette lieu prochain de randonnée sur Alofi.

Le sentier était recouvert d'herbes hautes rendant la progression parfois difficile. Sur la photo Laure et Eva.

Les fougères arborescentes peuplent la montagne.

Et les orchidées sauvages poussent à profusion.


La rivière Vainifao qui partage les deux royaumes doit être traversée. Heureusement pour nous il n'a pas plus depuis quelques jours donc pas de difficulté particulière, si ce n'est le fait d'éviter la glissade qui nous aurait permis malgré tout un bain rafraîchissant.

Voila on est au sommet, l'oxygène se fait rare...non je plaisante, quoi que...Laure était épuisée. Mais il fallait redescendre.


Fourbus, mais contents.
Oui, mais alors maintenant faut penser à la redescente...
A refaire mais sur la journée complète, c'est plus tranquille.