Poï: L'Entre Monde
L'arrivée sur Poï a toujours quelque chose de particulier.
Quel que soit le temps la vue est différente, surprenante, voire comme aujourd'hui dépaysante. Cela promet une après midi à la météo incertaine.
Une habitude ici...
On y est, cela a des allures de bout du monde.
Bien sûr ce n’est pas la première fois que j’y vais, et puis, c’est à trois kilomètres de la maison, mais si diffèrent...
Un rien envoûtant.
C’est donc ici, que Lamartine aurait aimé pour ses vagues fracassantes et sa nature luxuriante, que doit avoir lieu aujourd’hui la suite du festival de danse.
L’église, comme dans les petits villages de France profonde est le lieu de tous les rassemblements.
Ici la règle est la même. La toute puissance de l’église. Mais ce n’est pas à une messe catholique que je me rends. Non ce serait plutôt à une messe artistique, juste à côté, dans le falé fono où le kava déjà broyé, commence à fermenter dans le tanoa. Les demi-coques de cocos qui permettent de le boire circulent.
Aucun doute, le kava coule plus à Poï qu’ailleurs. Ici on est à Futuna.
Au cœur.


Pendant que les vieux se désaltèrent au kava, les femmes s'éventent, dans la moiteur torride qui règne cet après midi.





Des problèmes d'espaces entre les images, mais une petite vidéo pour me faire pardonner.
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