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Vendredi 17 avril 2009

Sur la route entre Vele et Kolia il n'est pas rare que des grosses pierres tombent sur la chaussée.
Les pluies drainent boues et roches en cascade, et il faut souvent slalomer entre des pierres grosses comme des ballons de football.
Mais les pluies diluviennes qui s'abattent sur Futuna depuis une dizaine de jours ont cette fois eu raison d'un gros rocher.
Heureusement personne ne se trouvait en dessous au moment de la chute du bloc qui a entrainé avec lui branches et gravas.
Du travail en perspective pour les TP (Travaux Publics)

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De mémoire de futunien on évoque cet épisode d'il y a quelques années et qui s'est déroulé à cet endroit même.

Un bloc de rocher est tombé sur le coffre de la voiture d'un prof qui se rendait à l'aéroport.
C'était le jour où il devait quitter définitivement le territoire. Son dernier voyage...
Il est parti tout de même sain et sauf.
Mieux vaut en rire qu'en pleurer !



Par Famille Vieux
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Mardi 7 avril 2009
Il y a quelque mois Dominique Vuillamy la directrice en chef adjointe de la revue L'Alpe me contacte par mail.
L'Alpe est une revue des éditions Glénat et du Musée Dauphinois basée à Grenoble.

Quel rapport avec "Notre Vie à Futuna " me direz vous?
Le froid d'Isère est loin des moiteurs tropicales du Pacifique, en ce moment très arrosées d'ailleurs par une dépression tropicale qui dure depuis presque une semaine.
Aussi quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre qu'elle était interessée par une de mes photo du blog issue d'un article sur le Mont Puke. Cet article là du 26 Décembre 2006
Le revue prévoyait un article sur le Mont Puke, "un sommet français...à quelques vingt mille kilomètres des Alpes !"

L'article est écrit par Jean Kouchner (frère du ministre) journaliste, professeur à l'université de Montpellier 1, il évoque son ascension du Mont Puke et la légende de la tortue et la baleine. Légende bien connue ici d'une course entre Sigave et Alo.
Merci à elle d'avoir pensé à moi !

Article paru dans le numéro 44 du Printemps 2009, avec un grand dossier interessant sur les "Guerriers des Cîmes"
Ici le site de l'Alpe et le sommaire du 44
Par Famille Vieux
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Mercredi 1 avril 2009
Lucas voulait faire la fête avec ses copains pour sa dernière année sur Futuna.
La fête était très réussie, et l'année est encore loin d'être finie.
Aïe, Aïe, Aïe....je crains les suivantes.

Tout s'est bien passé jusqu'a ce que l'abus de coca attaque les dents et la vision de quelques convives.

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Par Famille Vieux
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Lundi 16 mars 2009

Interview de Kusito Niuliki, 59 ans. Village de Taoa. Matapule ( Orateur du roi) du royaume d’Alo.

 

A quoi ressemblait ton quotidien lorsque tu étais enfant à Futuna ?

 

Ce dont je me souviens dans mon enfance, ce sont les allers/retours, Taoa/Tuatafa que je faisais avec mes parents. Les bébés étaient placés dans des paniers et les pères les portaient ainsi sur les épaules  lors des trajets. Ensuite lorsqu’ils commençaient à marcher, ils les habituaient à faire le circuit à pied.

A cette époque, nous n’avions que 2 jours d’école par semaine. Ce qui nous faisait revenir de Tuatafa tous les samedis après-midi.

 

Je comparerai plutôt la vie à Kolopelu (internat) en ce temps là, à une base militaire sans armes. On nous inculquait toutes sortes d’activités indispensables dans la vie d’un futunien : comment cultiver la terre, élever des cochons et autres animaux, approfondir notre connaissance de la Bible et de la religion catholique en général. En ce temps là, l’éducation n’était pas du tout ce qu’elle est de nos jours. Elle se résumait uniquement à l’apprentissage  des récits bibliques et des prières.

J’étais interne à Mauga, de 1962 à 1976. Il y avait 3 niveaux de scolarisation à Kolopelu :

Les plus jeunes n’allaient à l’école que la journée et ne rentraient dormir chez eux que le soir. Ensuite, on nous internait la semaine et le week-end nous rejoignions nos habitations. Et la dernière étape de cette scolarisation, c’est l’internement sans possibilité de rentrer chez soi jusqu'à la confirmation.

 

Une fois la confirmation faite, chaque jeune pouvait enfin rejoindre son village. Mais pas question d’aller habiter chez les parents. En effet, chaque village avait son « FALE UVO », sorte de foyer pour les jeunes célibataires. On en sortait qu’une fois marié ou lorsqu’on quittait l’île pour un voyage. Bien sûr cela ne concernait uniquement que la gent masculine, car les jeunes filles rentraient directement chez les parents.

Personnellement, je ne suis resté que 2 ans au « falé Uvo ». Ensuite je suis parti à Nouméa pour le service militaire pendant 3 ans. A l’issu de ces 3 années, je suis revenu sur l’île pour me marier. Deux ans après ce mariage je suis retourné à Nouméa chercher du travail en tant que maçon, ensuite retour définitif sur mon île natale où j’y suis ancré depuis.

 

 

 

 

Quel est ton rôle coutumier ?

 

Avant de répondre à cette question, je veux juste ajouter qu’en retournant au village après ces années d’internat, je fus nommé Chef des jeunes du « fale uvo » de Malae. A l’époque nous travaillions la terre, et ce que nous obtenions de nos cultures nous les offrions au roi Tuiagaifo, aux prêtres et à la chefferie. 

Ensuite, je devins président du parti socialiste à Alo en 1982. En ce temps là c’était Kameli Katoa qui était à la tête de ce parti.

Enfin dernièrement, je fus désigné par Mr Soane Maituku (précédent Tuiagaifo) « MATAPULE » en 2002. C’est le roi lui-même qui choisit son MATAPULE peu importe de quel village.

 

Peux-tu nous expliquer ce que c’est qu’un « MIO » ?

 

Pour répondre à cette question je vais prendre exemple sur la  « cérémonie du Kava royal».

En effet lors des grandes cérémonies qui réunissent le roi et toute sa chefferie, une fois que toute l’assemblée est au complet, je donne l’ordre de débuter la cérémonie du Kava.

Lorsque la personne qui prépare le breuvage du Kava a terminé de nettoyer les racines, il pousse un cri :

                        - Le Kava est nettoyé !

Ce à quoi, je réponds :

En attendant la préparation du Kava, je bénis toute l’assemblée et remercie Dieu pour que tout se déroule correctement (bien sûr avant, l’arrivée de la religion catholique sur notre île, nos ancêtres remerciaient le Dieu FAKAVELIKELE).

Ensuite un nouveau cri :

Le partage se fera de façon suivante :

Le premier Kava est pour Tuiagaifo, le second pour un homme ordinaire participant à la cérémonie, Le troisième est pour le Saakafu. Une fois que le Saakafu a terminé de boire son kava, des assistants se lèvent alors pour la grande distribution :

On commence par le Tiafoi, ensuite Sa’atula, Tuisa’avaka, Tuiasoa et Vakalasi.

Une fois la distribution terminée, un chef ou un homme quelconque de l’assemblée se présente pour la récitation du « Mio » avant le partage du « katoaga » (les cochons).

En voici un exemple de mio :

- Oh mio mio oh !

Je me dresse ivre d’exaspération pour plonger dans la rivière de Vaiata,

Une discussion masculine y a lieu en l’honneur d’un grand guerrier venu du ciel.

Fitumosogia, voici ton kava en l’honneur de Kula.

Lorsque tu seras prêt à voyager, passe par Futuna,

Terre de guerre entre Tribus.

Si tu poursuis vers Sikumafa’a, aucun guerrier ne pourra te défier,

Sauf à Matau’i où Osokalaga, descendant des dieux t’y attend…

 

Cette racine de kava qui est disposée devant vous,

a été arrachée, divisée, mâchée, puis brassée,

qu’on la prépare et qu’on la distribue

Car tout Futuna est réunie

OA ! O FALEA O KAVA O TAPA TO O MIO!

Ce n’est qu’après le mio qu’on procède à la distribution du « Katoaga ». 

 

Maintenant je réponds à ta question :

Le mio prend ses origines par exemple, après une confrontation entre 2 villages ou 2 guerriers. Ce sont les lamentations ou les cris de joies des femmes après la mort ou la victoire d’un grand guerrier très célèbre. Celui que je viens d’évoquer est celui d’un grand guerrier de Taoa nommé Osokalaga. Il a été sauvé par le village de Malae. C’est la raison pour laquelle jusqu’à nos jours le Sa’atula et le Tiafoi (c’est-à-dire les villages de Malae et Taoa) ne sont jamais entrés en guerre depuis nos ancêtres jusqu’à maintenant.

 

 

Comment devient-on chef coutumier ?

 

La chefferie est divisée en 3 niveaux :

La nomination d’un chef se fait comme l’intronisation d’un Roi : C’est la famille qui le choisi.

Exemple le Sa’atula de Malae : Toute la famille du Sa’atula se réunit pour désigner la personne qui portera ce titre. Le Sa’atula est issu de 3 familles : le « Fale’aliki », le « Faletiale » et le « Kakai » (le peuple).

On fait tourner la racine de Kava parmi ces 3 familles. Si l’une d’elle n’arrive pas à s’entendre sur une même personne, elle doit passer le kava à la famille suivante, et ainsi de suite.

Le « Kakai » (le peuple) est le dernier recours.

Actuellement la personne qui porte ce titre de Sa’atula est Setefano Takaniko, élu par le « Kakai ».

 

 

Quelle est la vision des jeunes d’aujourd’hui sur la coutume ?

 

Les jeunes sont divisés en 2 clans : Ceux qui pratiquent la coutume quotidiennement et ceux qui refusent de l’adopter.

Mais je pense qu’actuellement la majorité des jeunes sont pour la conservation des traditions et des coutumes futuniennes.

Toutefois, je suis convaincu qu’à l’avenir les jeunes risquent de se soulever contre ces coutumes ancestrales. Mais pour l’instant, ce n’est pas encore le cas…

 

Ne trouves-tu pas que la coutume est un trop lourd fardeau pour les futuniens ? Est ce que les gens y participent autant qu’avant ?

 

En fait, les gens oublient souvent ce qu’est réellement la coutume.

Il faut bien faire la distinction entre la coutume et la fierté d’un homme. La coutume en elle-même n’est pas une trop lourde charge, dans la mesure ou un futunien dépense environ un ou 2 cochons et quelques tarots par ans pour les fêtes religieuses par exemple.

En revanche, certains font l’amalgame entre coutume et fierté personnelle : par exemple lorsque l’aîné d’un couple fait sa  première communion, toute la famille se réunit pour faire la fête. Et pendant ces festivités, on dépense énormément. Ces pratiques ne font parties des traditions futuniennes. On ne force pas les gens à fêter les communions de leurs enfants, loin de là. Chacun est libre de faire son choix.

Actuellement, la grande majorité du peuple futunien est encore très attachée aux traditions et aux coutumes de notre petite île. Nombreux sont ceux qui obéissent encore au roi et à sa chefferie.

 

 

Est ce que la valeur du cochon est aujourd’hui aussi importante que par le passé. Aujourd’hui, un homme riche est-il celui qui a beaucoup de cochons ou beaucoup d’argent ?

 

Le cochon a toujours été un des éléments fondamentaux dans la vie des futuniens.

Du temps de nos ancêtres, ils se nourrissaient du cochon et s’en servaient également pour faire la coutume. De nos jours encore, le cochon tient une place très importante surtout lors des fêtes religieuses ou des cérémonies d’intronisation par exemple.

Avec l’arrivée des sacs de nourriture pour cochons dans les magasins, des porcheries se sont développées partout sur l’île. Et les « katoaga » d’aujourd’hui sont beaucoup plus imposants qu’auparavant. Chaque famille possède son parc à cochon.

Dans le passé, un homme qui cultivait la terre, qui élevait des cochons, était considéré comme riche. Maintenant ce n’est plus le cas. L’argent a tout changé. Un futunien qui travaille et qui a une bonne rentrée d’argent est un futunien riche car plus il a d’argent plus il a de cochons puisqu’il peut acheter de quoi les nourrir.

 

 

Quels sont les rapports entre la coutume et le sous préfet ?

 

Le Sous-préfet est le représentant de l’état français sur Futuna. Le Roi et sa chefferie sont les gardiens de la coutume futunienne. Selon le décret de 1961, le Sous-préfet comme le Roi et toute sa chefferie doivent collaborer dans le respect. En effet pour les décisions à prendre en ce qui concerne les tâches administratives, le Sous-préfet est le seul à pouvoir trancher. Le roi et sa chefferie s’occupent par exemple des litiges entre futuniens. Mais, ces deux autorités doivent coopérer pour une meilleure gestion de l’île.

 

 

Comment vois-tu l’avenir de l’île ?

 

Je pense que l’avenir de Futuna est entre les mains des jeunes étudiants. Nous avons besoin de jeunes intellectuels pour développer l’île. J’espère qu’elle poursuivra son développement économique tout en respectant nos traditions ancestrales. C’est la raison pour laquelle je pense que nos élus territoriaux doivent faire tout le nécessaire pour aider les jeunes à poursuivre leurs études afin que Futuna puisse se construire un meilleur avenir.

 

 

Que penses-tu des wallisiens et futuniens qui vivent en métropole et qui sont à l’écoute de ton interview ?

 

Il est vrai qu’il y a énormément de wallisiens et futuniens qui vivent en métropole ou ailleurs. Ce phénomène est le résultat du manque d’activité professionnelle sur nos îles. Il suffit qu’un membre d’une famille trouve un travail en métropole par exemple, puis tout le reste suit le même trajet. Beaucoup de jeunes partent avec l’espoir de revenir travailler dans nos îles mais ce qui les retient c’est bien sûr le manque de travail sur place. Nous constatons d’ailleurs une baisse de natalité due à ces migrations. L’île se vide tout doucement de ces jeunes.

 

 

Peux-tu nous parler brièvement du cahier des lois de la chefferie d’Alo ?

 

Ce cahier a été édité pour encourager les Futuniens du royaume d’Alo, surtout, à obéir et à respecter l’autorité royale et sa chefferie.

Ainsi ce cahier incite les futuniens à aller à la messe car l’église se vide de plus en plus les dimanches.

Ensuite concernant les débordements des ivrognes, que ce soit d’Alo ou de Sigave, une loi les punit.

Dans ce Cahier de Lois, on incite également les jeunes à passer leur permis afin d’éviter des accidents et bien d’autres points que je ne citerai pas car moi-même je ne l’ai pas encore lu.

 

 

 

Merci beaucoup à Eva pour la traduction de l'interview.

 

 

 

 

 

 

                       

 

Par Famille Vieux
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Lundi 16 mars 2009
La série des interviews a repris. Après le grand père d'Eva Foucque-Arnoux, nous interviewons son père, Kusito Niuliki qui a un rôle coutumier important. Il est orateur du roi d'Alo, c'est à dire le MATAPULE.

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Voici l'enregistrement en version futunienne audio. Pour écouter les différentes parties, cliquez sur play.

Par Famille Vieux
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Mercredi 11 mars 2009
En cette journée du Dimanche 8 Mars, "Journée Mondiale de la Femme" (qui au passage a été inventée par l'homme, la journée, hein ! pas la femme) il fait très chaud.
Une exposition de tapas est organisé par le GIE d'Alo, et comme il fait soif cela m'a inspiré ce titre au jeu de mot interrogatif.
Un peu tiré par les cheveux mais avec nous vous avez l'habitude: T'as pas d'Alo ? J'ai Soif !


Quelques réalisations.



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Par Famille Vieux
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Mardi 10 mars 2009
Petite révolution dans le monde de la chefferie à Futuna et plus particulièrement au sein du royaume d'Alo:
Le roi a proclamé des lois écrites !
Pour la première fois de l'histoire futunienne le peuple, de tradition orale, peut s'appuyer sur des lois écrites.
Nous vous livrons ici l'intégralité traduite en français de ce cahier des lois de la chefferie d'Alo.
L'initiative permet dans les cas difficiles de clarifier les choses lors de délits graves, cependant la loi 6 me fait doucement rigoler...et la loi 2 marque un retour en arrière au niveau de la libérté de pensée des gens vivant sur le royaume.
Pour les personnes désireuses de lire ces lois en futunien dans le texte n'hésitez pas à me les demander par mail, je ne les possède qu'en format PDF et ne peut les publier sur overblog.


CAHIER DES LOIS DE LA CHEFFERIE D’ALO

Ce cahier des lois a été élaboré dans le but :


De sauvegarder la coutume et de la faire respecter.

De préserver la population des dangers dus à la ciculation routière et à l'alcool.

Du respect des biens d'autrui et de la vie humaine.

Du respect des dogmes de l'église.

Du respect de la reglementation de la chasse.





LOI 1

Un Chef coutumier qui crée un malentendu pendant une réunion de la Chefferie d’Alo, ou pendant une réunion avec des représentants du Territoire ou de l’État, sera sanctionné.

La sanction est laissée à la discrétion du roi qui décidera de la punition à infliger en fonction de la gravité de l’acte.

LOI 2 :

Tous les habitants du Royaume d’Alo de confessions catholiques doivent aller à la messe du dimanche, sauf en cas de maladie ou d’impondérable, a condition qu’ils en aient prévenu le Chef de village.

LOI 3 :

La cérémonie du Kava Royal ne débute qu’en présence de l’ensemble de la Chefferie.

Dans les rassemblements de village, la cérémonie du Kava débute à l’initiative du Chef de village.

LOI 4 :

Tous les premiers dimanches du mois, le Roi réunit sa Chefferie : les Ministres, le Sa’akafu et les petits chefs. En cas d’imprévu, le Roi ne convoque que les 4 Ministres afin qu’ils lui fassent part de leur avis.

LOI 5 :

Une réunion avec le Sous-préfet doit se tenir 2 fois par mois afin de lui faire part des décisions et/ou des difficultés rencontrées par les Chefs de village. La Chefferie lui transmet les propositions des Chefs de village en ce qui concerne les travaux de village. Le Sous-préfet, en accord avec les Chefs de village concernés, entérine les travaux, qui seront effectués sous la responsabilité du Chef de village. Les petits chefs assistent aux réunions à la demande du Roi. Les décisions sont signées par le Roi et ses 4 Ministres.

LOI 6 :

Il est interdit de jouer sur la route le dimanche, et de faire du vélo la nuit. Les contrevenants seront punis par le Chef de village, en fonction de la gravité de l’acte.

LOI 7 :

Il est interdit de chasser (pigeons, roussettes, …) du mois de juillet au mois de décembre. La chasse est ouverte de janvier à juin. Tout contrevenant devra travailler pour le Roi.

LOI 8 :

Chef en état d’ivresse : la punition sera infligée par le Roi et la famille ;

Personne ivre, insultant le Roi et proférant à son encontre des grossièretés : 1 mois de travaux obligatoires au profit du Roi ;

Personne ivre proférant des grossièretés au Chef de village : 2 semaines de travaux obligatoires au profit du Chef insulté ;

Particulier ivre pendant une réunion de Chefferie : 3 semaines de travaux obligatoires au profit du Roi ;

Habitant de Sigave ivre sur le royaume d’Alo, qui vocifère, provoque une rixe : sanction infligée par la Roi d’Alo après consultation du Roi de Sigave ;

Personne ivre qui élève la voix pendant une réunion de Chefferie dans un fale fono, dans ou à l’extérieur d’une église, dans l’enceinte ou à proximité d’une école, de l’hôpital, de l’aéroport ou du wharf : 2 semaines de travaux obligatoires au profit du village ;

Personne ivre provoquant une bagarre pendant une fête, qui insulte sa famille, sa femme, ses enfants : 2 semaines de travaux obligatoires laissés à la discrétion du Chef de village ;

Personne ivre, qui vole et profère des injures dans un autre village : punition infligée par la grande Chefferie ;

Personne ivre qui vocifère dans l’autre royaume : punition infligée par la Chefferie ;

Personne ivre provoquant un accident avec des dommages corporels sur un tiers : punition infligée par la Chefferie ;

Personne ivre responsable du décès d’un tiers : punition infligée par la Chefferie et la famille du défunt ;

Personne ivre responsable de la mort d’un animal : punition infligée par la Chefferie et le propriétaire de l’animal ;

Personne ivre un jour d’interdiction de vente d’alcool : punition infligée par la Chefferie au contrevenant et au magasin qui a vendu l’alcool ;

Personne n’ayant pas effectuée la punition infligée : augmentation de la punition par le chef de village. En cas de récidive, présentation par le Chef de village à la Chefferie ;

Personne ivre détruisant un bien appartenant à une autre famille, à un tiers, à un groupe de prière, au village, au royaume ou à l’administration : sera puni par la victime.

LOI 9 :

Conducteur ou conductrice traversant un village à vive allure : 1 avertissement, puis une punition infligée par le Chef de village ;

Conducteur ou conductrice qui roule sans permis : moto et vespa à partir de 16 ans, voiture à partir de 18 ans : sera puni par le Chef de village ;

Conducteur ou conductrice qui ne respecte pas la vitesse pour des raisons d’urgence : sera puni en cas d’accident provocant un décès ;

Conducteur ou conductrice qui provoque un accident corporel du fait de sa vitesse : punition infligée par la Chefferie, le tribunal, la famille ;

Conducteur ou conductrice qui provoque un accident corporel causant le décès d’un tiers du fait d’un excès de vitesse dans le village ou le village voisin : punition infligée par la Chefferie, le tribunal, la famille ;

Conducteur ou conductrice qui provoque un accident causant la mort d’un animal du fait d’un excès de vitesse : punition infligée par la Chefferie et le propriétaire de l’animal ;

Conducteur ou conductrice en excès de vitesse dans l’autre royaume : Punition à la discrétion du Roi.

LOI 10 :

Vol dans un autre village : voleur puni par la Chefferie ;

Vol dans le village : voleur puni par le Chef de village ;

Vol dans une plantation, vol de fruit, vol d’un animal : voleur puni par le Chef de village ;

Infraction à la réglementation d’un autre village, ou de son village : punition infligée par la Chefferie et le Chef de village.

LOI 11 :

Meurtre à la suite d’une dispute, d’un accident, d’auto-défense, meurtre commit par un déséquilibré, parricide, matricide, infanticide, viol : punition infligée par la Chefferie, la famille et le tribunal en fonction de la faute.

LOI 12 :

Les personnes ayant contractées des dettes envers un tiers, un magasin, un groupe de prière, le village, le royaume doivent les régler sous peine d’un avertissement, puis d’une sanction infligée par le chef de village, et d’une présentation devant la Chefferie.

LOI 13 :

Il est interdit de faire des Kafe Moa le soir et de vendre de l’alcool. Les réfractaires seront puni par le Roi.




Par Famille Vieux
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Mercredi 11 février 2009
Qui a dit qu'il n'y avait pas de serpent sur Futuna ?

Erreur !!!

Les trcots rayés, serpents aux anneaux noirs et blancs, sont très courants tant dans l'eau que sur la terre.
Mais il existe aussi d'autres types de serpents.
Voyez la macabre découverte qu'a fait Monique en se baladant du côté de Vele.

On s'aperçoit que le serpent a toujours mauvaise réputation. Je ne pense pas que le porteur anonyme du sabre ait été menacé en quoi que ce soit par cet animal dont le passage de vie à trépas a du s'effectuer pendant la digestion d'une souris.

N'étant pas connaisseur je ne suis pas compétent pour l'identifier. Je penserais bien à une vipère, mais je me trompe peut être...
Aussi, n'hésitez pas à donner des indications plus précises si vous êtes un spécialiste en la matière.

Après mesure, il atteint 1,90 m.


Marcheurs...Attention où vous mettez les pieds !
Sabres affutés...Tuez uniquement pour manger  !

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Par Famille Vieux
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Mardi 10 février 2009
Le taro est un tubercule alimentaire des régions tropicales produit par des plantes de la famille des Aracées, le plus souvent de la sous-famille des Aroideae.
Le terme peut désigner également la plante elle-même, dont les autres parties (tiges et feuilles) peuvent aussi être consommées après préparation.
Le taro fait partie de l'alimentation de base quotidienne des îles du Pacifique. Les tubercules, invisibles sur les photos sont cuits au umu pour accompagner la viande, cochon ou poulet.
Les feuilles, cuites avec du lait de coco, toujours dans le four traditionnel, représentent un met de choix. Les feuilles de taro au coco resteront surement l'une de mes meilleures découvertes gustatives de la cuisine futunienne.

Aussi, me devais-je de rendre hommage à cette plante cultivée dans l'eau qui donne de la nourriture gratuite à tous ceux qui en ont besoin.
A Futuna personne ne meurt de faim.
Petite balade matinale dans la tarodière de Fiua.

Même si certaines photos semblent similaires, il y a toujours de petites différences.

Asseyez vous un instant...


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Dimanche 8 février 2009
Des îles Fiji il nous faut encore prendre deux vols avant de se retrouver chez nous à Futuna. L'airbus qui nous achemine jusqu'à Wallis et notre cher petit twin otter qui va au bout du bout, jusqu' à Futuna.

Pendant ces trajets nous survolons de minuscules îles, des petits confettis probablement inhabités perdus dans le bleu du Pacifique. Pour ceux qui ne le savent pas, nous survolons aussi Futuna car au départ des Fiji nous sommes obligés de nous rendre à Wallis pour repartir en arrière direction Futuna.
L'organisation du  transport des voyageurs par Air Calin reste un grand mystère ! Nous n'en dirons pas plus.

Enfin, cela nous permet de vous offrir ces quelques clichés qui réchaufferont l'hiver de nos lecteurs de l'hémisphère nord. Cela nous permet aussi de photographier Futuna et Alofi avec un angle de vue plus large. Sur la quatrième photo, on voit en effet  Alofi, la plage de Savaka au premier plan, le lagon d'Alofitai et l'aérodrome de Futuna en face.

Enfin sur la dernière photo, notre maison est la première en partant de la gauche.
Les vacances sont terminées, nous allons bientôt entrer à l'école.
Notre dernière année sera riche en évenements.
A suivre donc.

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